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Dossier : SACEM et Internet : où sont nos droits d'auteur ?
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| SACEM et Internet : Actu | ||||||||||||||||||||
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Toute l'actualité sur le sujet. Deux nouvelles signatures de contrats webcasting. ISWC : un numéro unique pour chaque oeuvre musicale ISO, l'organisation internationale de normalisation, a validé le 22 octobre la mise en place d'un nouveau standard, baptisé International Standard Musical Works Code (ISWC), qui permet d'attribuer un numéro d'identification unique à chaque oeuvre musicale. C'est la Confédération Internationale des Sociétés d'Auteurs et Compositeurs (CISAC) qui est à l'origine de cette norme, un organisme qui représente environ « 85 % du marché mondial », précise à ZDNet René Lloret, responsable de l'agence internationale ISWC. Il s'agit en fait de l'aboutissement d'un travail de cinq ans effectué sous le patronage de l'ISO avec les différents acteurs du secteur, poursuit-il. Le système ISWC permet d'attribuer à chaque oeuvre musicale enregistrée auprès des sociétés d'auteurs un unique numéro d'identification international, « permettant de la reconnaître plus facilement et de mieux rémunérer son auteur pour son utilisation », explique le communiqué officiel de la CISAC. Un identifiant unique pour chaque oeuvre musicale La Confédération est actuellement en train de constituer un réseau d'agences locales et régionales chargées d'attribuer les numéros ISWC et de développer un outil logiciel pour lier entre elles les bases de données existantes. Deux objectifs : attribuer un numéro ISWC à 80 % du répertoire musical mondial, et permettre la consultation en ligne de ce répertoire. Cette base de données « décentralisée » compte déjà environ 1,5 million d'oeuvres, car la CISAC n'a pas attendu l'accord officiel de l'ISO pour commencer leur numérotation. La norme ISWC permettra de retrouver aisément le nom d'une oeuvre, ainsi que ses auteurs/compositeurs et éditeurs. Aucune information en revanche ne sera fournie sur le montant des droits à régler. « Le numéro ISWC permet avant tout l'identification de l'oeuvre pour retrouver tous ses ayants droit », explique René Lloret. Concrètement, cette norme facilitera les démarches des sociétés de radio, qui doivent informer la SACEM de leur programmation musicale, afin de rémunérer les auteurs des morceaux diffusés. « À terme, ce processus pourra devenir automatisé », affirme-t-il. Quelle exploitation possible sur l'internet ? Mais comment une telle norme peut-elle être utilisée dans le domaine de la musique en ligne ? Selon René Lloret, il suffirait de coupler le répertoire des numéros ISWC à un système de « traçage » des fichiers - sur lequel les sociétés d'auteurs travaillent d'ailleurs actuellement - pour identifier les oeuvres diffusées en streaming. De même, ce procédé pourrait être utilisé pour identifier les morceaux échangés via les plates-formes de distribution de musique en ligne des grandes majors, Pressplay et Musicnet. La CISAC travaille également à la mise en place de normes équivalentes pour les oeuvres audiovisuelles et textuelles. Ces dernières devraient voir le jour d'ici à la fin 2001. Par Estelle Dumout, ZDNet France L'ère de la prohibition pour la fin des indépendants ? Internet et droits musicaux : Audiosoft en liquidation La SACEM et les sonneries de téléphones portables Bientôt plus de musique sur Djing ? LE COLLECTIF MÉDIA CONVERGENCE REJOINT LE
GESTE POUR AMÉLIORER ENCORE LA LÉGISLATION AUTOUR DE LA
DIFFUSION DE MUSIQUE SUR LE WEB Le Collectif Média Convergence (CMC), association de professionnels de la distribution de musique sur Internet, vient de fusionner avec le Geste pour devenir la cellule "musique" du Groupement des éditeurs de services en ligne. De plus, Xavier Filiol, directeur artistique de Musiwap, ancien président et membre fondateur du Collectif Media Convergence, prend le poste de directeur délégué à la tête de cette nouvelle commission. Un véritable bond en avant pour une cette petite structure d'une vingtaine d'adhérents consacrée uniquement à aider les ayants droit, l'État et les professionnels à trouver un accord pour la diffusion de musique sur Internet, en streaming ou en téléchargement. "Après huit mois de collaboration avec le Geste, le Collectif Média Convergence a accepté la proposition du groupement des éditeurs de services en ligne pour accroître la portée de son action, explique Xavier Filiol. Par le biais du Geste, nous avons non seulement accès aux ressources financières apportées par chacun de ses membres, mais également au réseau de contacts que l'association a su entretenir". Ce réseau comprend le CSP, le ministère de la Culture et la Commission Européenne, la SACEM, le SNP, la SPPF et la SCPP, ainsi que quelque 120 adhérents dont les 3 Suisses, l'AFNIC, l'AFP, Allociné, AGF, Canal Satellite, Chello Broadband, Degriftour, e-TF1, Europeinfos, Explore Immo, France Télécom, France Télévision, Groupe Serveur, l'INA, Jet Multimédia, La Tribune, Le Figaro, Le Monde, Les Échos, Libération, Mediapps, Minitelorama, Nart, Net2One, Nintendo, Radio France, RTLNet, ScreamingMedia, Secodip, Spir Multimédia, Stepstone, Telerama, TPS, T-Online, Vivendi Universal Publishing, Vizzavi, ZDNet et quelques dizaines d'autres groupes de presse onLine ou offLine. La nouvelle commission du Geste profitera également des 15 années d'expérience des autres commissions, l'ensemble du groupement s'intéressant à la diffusion d'informations en général sur les nouveaux médias (Minitel, Audiotel, téléphonie mobile, Web, télévision numérique, etc.). La cellule "musique" prend donc place au côté des six commissions déjà en place : "juridique", "presse en ligne", "modèle économique et marketing", "rémunération de l'information", "petites annonces" et "start-up". Le rôle de la nouvelle commission sera globalement le même que celui de l'ex-CMC. "Nous allons dans un premier temps travailler autour de la problématique du simulcasting [diffusion simultanée sur le Web et par le biais d'un autre réseau, N.D.L.R.], des éditeurs de plusieurs Webradios et des portails généralistes offrant une programmation musicale", explique Xavier Filiol. La question des droits d'auteur à reverser par les Webradios et les diffuseurs de musique en ligne en général est la plus épineuse. En effet, les contrats classiques des Webradios stipulent qu'elles doivent reverser 6% de leur CA, avec un minimum garanti de 1 000 F hors taxes pour 200 000 pages vues par mois. Dans le cas des portails généralistes, comme Yahoo ! ou MSN, désirant proposer un flux musical, le calcul de la somme à percevoir par la SACEM ne fera aucune distinction entre revenus et pages vues générés par la radio et ceux provenant des autres services, "ce qui peut paraître disproportionné, ajoute Xavier Filiol. Nous devons donc discuter avec les ayants droit pour déterminer un contrat spécifique à ce type de sites Internet, dont le but premier n'est pas de diffuser de la musique, mais qui considèrent le flux musical comme un service à valeur ajoutée pour leurs portails". La commission abordera également les questions de l'écoute et du téléchargement de morceaux en ligne, du piratage et du droit européen de la diffusion. Les membres du CMC, parmi lesquels on retrouve Musiwap, MP3.fr, Hypertunez, MZZ.com, TV-Radio.com, filiale de France Télécom, Éditions Radioceros, Musique Pro, Canalweb, ComFM, Inca, Sound your site ou encore Soundicate, sont désormais tous membres du Geste. Musique en ligne : vers la gestion mondiale des droits d'auteurs. D'après le rapport annuel de la Sacem, les ventes de disques en France auraient baissé en valeur sur 1999 et 2000 respectivement de 5% et de 0,5%. Pour l'organisme français en charge des droits d'auteurs, la question de l'impact des services de libre échange de fichiers MP3 sur Internet est donc grande ouverte. Mais cette réflexion ne se limite pas aux seuls "Napster-like". En témoigne la mise en demeure lancée récemment par la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques) au site marchand de produits culturels Music Box. Motif : le site diffusait, sans autorisation, des extraits sonores de 26 secondes sur des CD proposés à la vente. Pour tenter de mettre au point une solution globale de perception et de reversement des droits d'auteurs sur Internet, la Sacem et ses consoeurs internationales (le BIM aux Etats-Unis, la Sgae en Espagne, la Siae en Italie ou le Gema en Allemagne) ont formé en 1999 une alliance baptisée FastTrack dotée d'une enveloppe de 4,9 millions de dollars. Ce consortium, devenu réellement officiel depuis janvier 2001, a pour objectif de mettre au point, sur Internet, les solutions technologiques de gestion globale des droits d'auteurs. En couvrant aussi bien la perception ou la répartition de ces mêmes droits, FastTrack se veut être, dans le jargon de production musicale, un outil "d'online licensing". "FastTrack n'aura aucun contact direct avec le client final, précise Laurence Bony, chargée des médias et de l'audiovisuel à la Sacem. L'internaute passera par un portail intermédiaire comme PressPlay et MusicNet, FastTrack gérant de manière transparente l'aspect des droits d'auteurs sur les titres achetés." Ce réseau, qui espère à terme être rejoint par les différents organismes nationaux de gestion des droits d'auteurs, devrait être partiellement opérationnel dès la rentrée avec l'ouverture attendue de PressPlay (Universal Music et Sony Music) aux Etats-Unis. En parallèle à ce volet technique, dans le cadre de la Cisac (Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs), ces mêmes organismes de gestion des droits d'auteurs, auxquels se sont greffés le PRS (Royaume-Uni) et le Buma (Pays-Bas), ont signé une série d'accord afin de déployer des licences d'exécution publique de la musique utilisée sur Internet. "C'est une des grandes difficultés concernant la musique en ligne, poursuit Laurence Bony. Les exploitations possibles sont très variables et peuvent aller de la Web-radio à la licence temporaire avec des fichiers téléchargés qui se détruisent automatiquement au bout d'un certain temps." Cette série d'accord prévoit ainsi la mise en place de licences Internet spécifiques pour la diffusion, le streaming ou encore l'écoute à la demande. La Toile étant par nature sans frontières, ces licences s'établissent à l'échelle internationale afin d'éviter une longue bataille de reversements entre les différentes sociétés nationales de gestion des droits d'auteurs. A l'image des majors, Internet provoque déjà une véritable mondialisation des droits d'auteurs. Nouvel accord entre la Sacem et une Web Radio. Le 25 juillet dernier, Orbital Radio a signé un accord avec la Sacem et les sociétés d'auteur (Sacd, Scam, Sdrm et Sesam). Créée en décembre dernier par Rémy Fischer, 18 ans à peine, Orbital Radio peut ainsi diffuser des œuvres en streaming en respectant les droits d'auteur. Les sociétés d'auteur percevront 6% des recettes du site, avec un minimum de 1 000 francs par mois pour 200 000 pages vues. Cette autorisation couvre - pour ce qui est du droit de représentation - le monde entier pour le répertoire des sociétés françaises, ainsi que celui des sociétés d'auteur ayant ratifié les accords de Santiago. Le Geste qui regroupe les éditeurs de services en ligne renforce son pôle « musique en ligne » en se rapprochant du CMC (Collectif Média Convergence). Le Geste (Groupement des éditeurs de services en ligne), a annoncé à l'occasion de sa 15ème Assemblée Générale, qu'il renforçait son pôle "musique en ligne" grâce à son rapprochement avec le CMC (Collectif Média Convergence). Ainsi, Jean-Michel Brosseau de Comfm.com, a été nommé président de la Commission Musique et Xavier Filliol de Musiwap-mp3.fr, nommé directeur délégué Musique au sein de l'équipe permanente du GESTE. A travers ce rapprochement, les deux structures ont décidé de mettre en commun leurs efforts pour définir, avec les acteurs du secteur, un cadre économique et juridique viable pour le développement de l'internet musical en France. Le Geste est une association Loi 1901, créée le 14 avril 1987 avec pour objet de créer les conditions favorables au développement des services en ligne, d’organiser et développer la profession, de représenter et défendre les intérêts des éditeurs auprès des différents organismes français et étrangers, d’offrir aux membres un ensemble de services, notamment une assistance juridique et une source d'information marketing, et de constituer un pôle d'information et d'échanges sur les services en ligne. Le Geste présidé par Philippe Jannet (Groupe Les Echos) rassemble la plupart des acteurs de la Neteconomie. Peoplesound fournit la matière grise à la radio MP3 de Fun. Un programme de deux heures (par semaine), téléchargeable gratuitement, voilà ce que propose Fun Radio. Le tout grâce aux morceaux libres de droits d'artistes indépendants cajolés par le label en ligne Peoplesound. La radio du groupe RTL (Bertelsmann) a inauguré le 31 mai Funmp3, un service de radio en ligne qui permet aux internautes de télécharger en toute légalité des morceaux de musique au format MP3. Cependant, cette annonce est loin d'être aussi alléchante qu'elle le laisse supposer. Funmp3 est accessible à partir du de Fun Radio et, pour commencer, se contentera de diffuser en boucle un programme de deux heures, renouvelé chaque semaine. Le module de diffusion est en fait un Windows Media Player, relooké version Fun Radio. Pas téméraire Seulement, il ne faut pas s'attendre à y trouver les dernières nouveautés. Fun Radio a en effet conclu un accord avec la start-up d'origine anglaise Peoplesound, qui met à sa disposition son catalogue de 60 000 titres libres de droits. Lorsqu'il veut télécharger un morceau, l'internaute est donc automatiquement redirigé sur le site français de Peoplesound. Le groupe RTL n'a naturellement aucune envie, en diffusant au hasard les stars du Top 50, de s'attirer les foudres des ayants droits (la Sacem en France) et leurs maisons de disque. Si le succès de Funmp3 se confirme, le groupe n'exclue pas de développer le même genre de service avec les radios RTL et RTL2, selon les informations recueillies par Les Echos auprès de Benoît Cassaigne, le directeur général de RTL.net. Par Estelle Dumout, ZDNet France Premier accord entre le Collectif Média Convergence et la Sacem . L'accord stipule qu'en contrepartie de l'accès aux répertoires des sociétés des droits d'auteurs, les sites musicaux paieront un forfait mensuel : entre 2.000 et 5.000 francs, en fonction de leur trafic. Cet accord est valable six mois, renouvelable tacitement. "Nous entrons dans un processus de structuration de la musique en ligne en France", se rejouit Xavier Filliol, l'un des porte-paroles du CMC, qui travaille parallèlement pour Musiwap-MP3.fr. L'accord signé est valable pout tous les sites membres du CMC. Parmi les sites qui devraient très
prochainement expérimenter ce forfait, se trouve Mzz.com,
un site de musique en ligne branché jazz, musique classique et
chanson française, et rattaché à Europ@web (cf article
JDNet du 04/12/00). "Il est important pour nous de légitimer
nos activités vis-à-vis des ayant droits", explique
Hervé Defranoux, PDG de Mzz.com. Mais le site, qui recense 100.000
pages vues par mois et 35.000 visiteurs uniques, précise toutefois
que l'accord ne concerne qu'une partie secondaire des activités,
le Pour le deuxième dossier, consacré aux téléchargements payants, un consensus reste également à trouver. L'expérimentation de FranceMP3.com (avec une rémunération des ayant-droits, cf article JDNet du 14/12/99) n'a pas rencontré l'adhésion des autres acteurs du Net. Pourtant, Laurent Maubon, directeur général de France MP3, dresse un bilan positif de l'opération. "L'accord, qui était valable six mois, a été prorogé de manière tacite. L'avantage est qu'il couvrait l'ensemble de nos activités. Le PDG de FranceMP3.com, Eric Legent, a d'ailleurs rencontré les représentants de la Sacem au Midem le mois dernier pour faire le point." Laurent Maubon se dit intéressé par l'approche du CMC, précisant que FranceMP3 devrait d'ailleurs prochainement y adhérer. Musique en ligne : les sites français ne s'accordent pas sur le modèle. Le Midem ouvre ses portes ce week-end à Cannes. Le grand événement des professionnels de la musique débute cette année avec la journée MidemNet, consacrée à la musique en ligne. Elle permettra de faire le point sur les avancées en la matière. Les débats ne devraient pas manquer d'intérêt car l'actualité a été fructueuse en 2000 à ce sujet : succès de Napster, mise en place de projets Internet montés par les "majors" (Sony, Warner, Universal Music et BMG), rénumération des "ayant droits", sécurisation des téléchargements, etc. Et pour couronner le tout, après l'e-krach du printemps 2000, les investisseurs ont demandé aux acteurs 100% Net de prendre en compte un nouveau paramètre non négligeable : les perspectives rapides de rentabilité. Tous les professionnels du Net s'accordent à dire que l'outil Napster, qui permet d'échanger des fichiers musicaux gratuitement sur le mode du "peer to peer", a montré l'appétit des internautes pour de la musique en ligne. C'est peut-être le seul point commun, car ensuite, l'approche du marché et les business models divergent. L'avis le plus radical est asséné par Gilles Babinet, le patron de la Musiwap, qui comprend également le site le téléchargement d'extraits musicaux MP3.fr. "Tous les sites autour de la musique en MP3 ne tiennent pas, affirme-t-il. Ils nécessitent trop d'investissements sur la durée." Le manager tient à faire tourner son site grand public qui génère un peu de trafic, mais il mise plutôt sur le BtoB et le sans-fil en passant des accords avec des grands opérateurs. Eric Legent, PDG de FranceMP3.com, est sur la même longueur d'onde concernant le téléchargement de fichiers payants. Il mise davantage sur des services de "streaming", c'est à dire la possibilité d'écouter les extraits musicaux en ligne sans les télécharger sur son disque dur (Lire l'article du JDNet). "Je pense que le débat entre streaming et MP3 est un faux débat, commente pour sa part Hervé Defranoux, PDG de Mzz (rattaché à Europ@web). Nous aurons besoin de ces deux éléments : le premier pour le Net à haut débit et l'autre pour les mobiles." A court terme, MZZ compte sur la vente de CD physiques et parie sur un développement des produits digitaux. Plus globalement, Fabrice Nataf, directeur France de PeopleSound (site de promotion des artistes et labels indépendants), estime que "c'est le e-commerce en général qui a du mal à démarrer". Un constat partagé par Andrea Rosi, Chief Operating Officer italien de Vitaminic Europe, dont 90% des revenus actuels proviennent de la publicité. Vitaminic a d'ailleurs opté pour un modèle mixe combinant BtoC et BtoB" pour accroître ses revenus plus rapidement. Mais, de l'avis de ces experts de la musique en ligne, le remède miracle est loin d'être trouvé. L'incertitude reste donc totale sur un marché qui voit arriver de nouveaux entrants, notamment les maisons de disque, qui contribueront sans doute à rendre la situation encore plus floue. Philippe Guerrier, JDNet Les chiffres-clé
Source
éditeurs, décembre 2000
(NB : MZZ, lancé récemment, ne figure pas dans ce classement) Communiqué SESAM COLLECTIF MEDIA CONVERGENCE
Dans
le cadre des négociations entre le Collectif Média Convergence et les
sociétés d'auteurs SACEM-SDRM-SESAM, le site MZZ.com signe l'accord
expérimental pour l'écoute et le téléchargement gratuit de musique sur
Internet.
A
l'occasion du Congrès de la CISAC à
Santiago du Chili, le 25 septembre 2000, cinq sociétés majeures
de droit d'auteur ont signé aujourd'hui une série d'accords bilatéraux
distincts destinés à simplifier sensiblement l'attribution de licences
d'exécution publique de la musique utilisée en ligne. Les sociétés BMI
(USA), BUMA (Pays-Bas), GEMA (Allemagne), PRS (Royaume-Uni)
et SACEM (France), représentant une large majorité du répertoire
international actif, ont conclu des accords qui les autorisent mutuellement
à attribuer des licences pour l'utilisation de musique en ligne à l'échelle
internationale. Dans un communiqué commun de Santiago, où elles sont
rassemblées pour le congrès mondial CISAC, les organisations ont déclaré
: "Les parties reconnaissent que la simple transmission de musique sur
Internet peut en entraîner l'exécution dans une multitude de pays. Il
est clair que les utilisateurs de musique en ligne ne veulent pas passer
des accords de licence avec chaque organisation de droits d'exécution
dans les différents pays où leur répertoire peut être exécuté sur Internet.
Nous réalisons que, dans l'univers en ligne, l'utilisation extensive
de musique protégée par le droit d'auteur ne se limite pas aux frontières
territoriales. Nous espérons que d'autres comprendront qu'il s'agit
d'une étape nécessaire afin de garantir l'exécution légale de musique
en ligne et que de nombreuses autres sociétés concluront de tels accords".
Les accords couvrent la diffusion sur le Web, le streaming, la musique
en ligne à la demande ainsi que la musique incluse dans les vidéos (TV,
films, etc.) disponibles sur Internet. Ils prévoient un mécanisme
devant garantir la répartition adéquate des droits de licence aux auteurs,
compositeurs et éditeurs de musique à l'échelle internationale. Ces
accords, qui amendent les accords de représentation réciproques existants,
entrent en vigueur immédiatement et se prolongent jusqu'au 31 décembre
2001. Ces accords donnent le droit à chaque société d'attribuer des
licences pour l'exécution sur Internet de musique appartenant aux
répertoires conjoints de l'ensemble des participants. Cyber droits d'auteurs. La Sacem et le Sesam, société qui gère les droits d'auteurs dans le domaine du multimédia, viennent de passer un accord de principe avec le portail musical (appartenant au groupe Lagardère) Mcity.fr. L'accord passé entre la société Internet et les deux organisations apporte au site web un véritable statut de média webcaster. Plus précisément, l'accord va permettre de "rétribuer les auteurs, les compositeurs et les éditeurs membres des Sociétés d'Auteurs signataires". Une entente qui tombe à pic puisque Mcity.fr annonce également, en partenariat avec PeopleSound.fr, le lancement d'une web-radio totalement téléchargeable. La programmation de cette web-radio sera composée d'une sélection des titres auto produits (donc libres de droit) les plus téléchargés du web. A tout moment, l'auditeur pourra télécharger à son tour le titre diffusé. Droit d'auteurs : la Sacem a mis au point un système de redevance pour les "webradios". La Sacem veut avancer dans le débat autour des ayant droits sur Internet. Appuyée par d'autres sociétés d'auteurs intéressées dans le développement de la musique en ligne (SESAM, SCPP, etc.), elle vient de rendre public une grille de tarification qui touche les "webradios". "Elle concerne uniquement des sociétés qui exploitent des radios 100% en ligne", indique Laurence Bony, en charge de la direction médias audiovisuels au sein de la Sacem. "La grille prend en compte uniquement le 'streaming' et non le téléchargement", précise-t-elle. Pour ce dernier point, la Sacem se réfère à un accord type présenté en décembre 99, et auquel le site de téléchargement Francemp3.com avait adhéré. Pour élaborer sa grille de redevance, la Sacem a distingué les "webradios" de type commercial des "webradios associatives" : Dans le premier cas, la société de droits d'auteurs souhaitent percevoir 6% des revenus. Dans le second, la cotisation serait de 5% du budget global Internet de la structure. Parallèlement, une "redevance minimum de garantie" a été élaborée : pour les "webradios" commerciales, elle s'éleverait à 6.500 francs hors taxes par mois si l'audience ne dépasse pas 1,5 million de pages vues par mois. Autant dire que le tarif concerne tous les professionnels. Côté associatif, un palier a été mis en place : la sacem perçoit 1.500 francs HT par mois si l'audience est au-dessous de 500.000 pages vues mensuellement, 2.200 francs HT si elle se situe entre 500.000 et un million de pages vues. Au-dessus de ce niveau, la redevance passe à 3.250 francs. Pour la première année de mise en oeuvre de la grille, la Sacem propose un abattement de 20%. Cette grille a été soumise au conseil d'administration de la Sacem, qui l'a adopté. "Il reste à communiquer auprès des professionnels", indique Laurence Bony. La responsable médias audioviuels indique qu'il y a eu des "échanges d'informations" avec les gérants de "webradios" mais qu'au bout du compte, "c'est en général à l'auteur de proposer le montant de sa rémunération". Pour les radios commerciales du type Fun Radio ou RTL, aucune condition d'autorisation n'a été délivrée. Les négociations avec les grands groupes se poursuivent, Laurence Bony souhaitant que les discussions s'accélèrent à la rentrée. Contacté par le JDNet, des professionnels qui ont monté des webradios expriment de vives réticences vis-à-vis du barème mis en place. Par exemple, David Leroy, l'un des fondateurs de "webradio" commerciale No Problemo, est très critique. "C'est n'importe quoi. Nous nous étions entendu avec la Sacem sur un forfait de 1.000 francs jusqu'au 31 décembre 99 [NLDR, à l'instar de NetRadio édité par CentPourcent, qui payait une cotisation supplémentaire pour sa présence sur TPS]. Cette grille correspond à une augmentation de 650 % de la redevance. Nous avons écrit à la Sacem pour demander des explications. Nous attendons sa réponse", indique le professionnel. Représentant des "webradios" associatives, Radio Naze reste également perplexe. "C'est déraisonnable. Nous avons monté il y a un an Radio Naze dans un petit délire. Nous tenons le site à fonds perdu. Nous nous demandons même si nous allons continuer", explique Florian Gazan, en charge de la branche Internet de la société de production Réservoir Prod et instigateur de Radio Naze avec Jérémie Berrebi de Net2One. "Si les tarifs sont trop élevés, les internautes vont préfére monter des 'webradios' pirates que de se soumettre à ces conditions", commente-t-il. [Philippe Guerrier, JDNet] Le groupe Liberty Surf s'offre Net Radio. Le pionnier de la webradio en France passe sous le contrôle de Respublica, le site de communautés du groupe Liberty Surf. Le groupe Liberty Surf continue sa moisson sur le marché de l'internet en prenant le contrôle de la majorité du capital de Centpourcent, la Sarl de presse qui exploite Net Radio, a appris ZDNet le 15 février en fin d'après-midi. Cette prise de participation s'effectuera via Respublica, filiale de Liberty Surf depuis l'automne dernier. Net Radio, pionnière en matière de webradio en France, a passé de nombreux accords avec des stations existantes qui désiraient s'afficher sur la toile. Elle a également développé une série de webradios pour plusieurs portails, comme Web City, Page France ou iBazar. Net Radio, dont l'effectif ne dépasse pas 5 personnes, est aussi la première société dot-com française à avoir trouvé un accord avec la Sacem et obtenu le droit d'émettre de la musique sur le web en payant un forfait annuel pour rétribuer les auteurs-compositeurs. Net Radio a également développé sa propre régie publicitaire, RegieClick.com. Elle diffuse sur le web à partir du site Tuner.fm (exploitant un domaine appartenant à la Micronésie) et du bouquet satellite TPS. Première conséquence : Respublica disposera de sa propre radio, Respublica.fm. Aucun détail financier sur l'accord passé avec le groupe LibertySurf n'a été divulgué. La prochaine introduction en Bourse du groupe n'engage pas ses dirigeants à la transparence. Si l'on se réfère aux anciennes opérations du groupe (rachats de Nomade, Respublica, AXS et X-Stream dernièrement) le contrôle « majoritaire » est plus proche des 100 % que des 51 %. En termes de montant déboursé dans cette vague de rachats, la seule indication chiffrée dont nous disposons concerne Nomade, cédé en totalité pour, au minimum, 150 millions de francs. Sur le marché français des portails-FAI-sans-abonnement, en matière d'acquisitions en cascade, Liberty Surf rivalise pour l'instant avec le suédois Spray, qui a racheté tout récemment le service d'e-mail gratuit Caramail. Par Jerome Thorel, ZDNet France Feu vert de la Sacem pour Net Radio. La Sacem et la SDRM ont signé le premier contrat sur les droits d'auteur concernant une « radio virtuelle », Net Radio. Le premier contrat sur les droits d'auteur concernant une « radio virtuelle » a été signé la semaine dernière. Il concerne Net Radio - qui diffuse ses programmes sur l'internet (en Real Audio) depuis avril dernier et en numérique sur TPS depuis juin - et deux sociétés d'auteurs, la Sacem - qui gère les droits des auteurs-compositeurs - et la SDRM - qui gère les droits de reproduction. La redevance sera versée sous forme de forfait mensuel, indique Laurent Myoux, co-fondateur de cette Sarl de presse qui compte 5 salariés. « Entre 3 000 et 4 000 F HT par mois. C'est un forfait valable uniquement pour les programmes de Net Radio. Pour les autres radios communautaires que nous développons pour divers portails (Page France ou Web City, par exemple), le montant s'élève autour de 1 500 F HT. La société est aussi en cours de négociation avec deux autres organismes de gestion des droits, côté producteurs cette fois, pour s'entendre sur d'autres contrats spécifiques. » Net Radio est donc en conformité avec la loi, s'alignant sur ses grandes soeurs hertziennes. Toutefois, ce contrat n'est valable que pour l'année 1999 et dans les zones d'intervention de la Sacem (France, DOM, Luxembourg et Monaco). « Au-delà de ces zones, c'est le flou le plus total », ajoute Laurent Myoux. Comme l'a écrit hier France.internet.com, « avec un chiffre d'affaires de 8 000 francs mensuels, Net Radio a préféré le sacrifice financier à l'illégalité ». Selon l'article 6 du contrat le montant de la redevance sera révisé selon deux critères : « si l'audience de la radio est supérieure à 200 000 pages vues par mois au 31 décembre 1999 » ou bien « si la société (...) devait réaliser des recettes publicitaires », que ce soit à partir de l'internet ou du satellite. Par Jerome Thorel, ZDNet France En France, les créateurs diffusant sur Internet seront rémunérés. Net Radio, radio diffusant sur Internet et la SACEM, (Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique) ont signé un accord portant sur la rémunération du droit d'auteur. Au Canada et aux États-Unis, des accords semblables sont conclus. L'accord entre la SACEM et Net Radio va couvrir, dans un premier temps, la période allant de la date de création de la radio en ligne (en avril 1999) jusqu'à la fin de l'année. L'accord est actuellement limité géographiquement aux territoires de compétences de la SACEM (France, Principauté de Monaco et Luxembourg). Le Code de la Propriété Intellectuelle, qui régit en France le droit d'auteur, prévoit que la rémunération des auteurs doit être proportionnelle aux recettes. Pour le moment, «compte tenu de la faiblesse des recettes publicitaires de Net Radio dans la phase de démarrage de son activité», la rémunération prendra la forme d'un forfait mensuel dont le montant n'est pas précisé, souligne la société des auteurs. L'accord a également été signé avec la Société des Droits de Reproduction Mécanique (SDRM). Depuis juin, Net Radio est non seulement diffusée sur Internet mais aussi par satellite et dans le bouquet satellitaire TPS. Au Canada, au début du mois, la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN) a obtenu une reconnaissance similaire de la Commission des droits d'auteurs du Canada. La musique jouée sur le Net est désormais protégée par la loi canadienne sur le droit d'auteur au même titre que les pièces musicales diffusées dans les lieux publics. La commission n'a pas encore décidé d'un tarif pour la diffusion sur un site ou une radio Web mais le principe est acquis. Aux États-Unis, un accord comparable a celui de la SACEM a été conclu en juin entre le site Internet MP3 et la Société américaine de protection des droits des compositeurs, auteurs et éditeurs, l'ASCAP (American Society of Composers, Authors ans Publishers). Elle versera aux auteurs des redevances proportionnelles au nombre de diffusions. Par Sylvie Pesme
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